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 <title>canaghja</title>
 <subtitle><![CDATA[Site du hameau de canaghja commune de campile]]></subtitle>
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   <title>NOTRE BLASON -Rappel de ses origines-</title>
   <updated>2013-05-28T09:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.canaghja.com/NOTRE-BLASON-Rappel-de-ses-origines_a58.html</id>
   <category term="Paese " />
   <published>2013-05-17T23:52:00+02:00</published>
   <author><name>André Raffaelli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      On a écrit et colporté tant de fadaises sur notre blason qu'il me paraît nécessaire de revenir succinctement mais sérieusement sur son origine. <br />  Fi donc de la légende du prince maure décapité à Porto-Pollo en passant par l'esclave ayant voulu égorger Paoli et autres balivernes du même genre pour nous en tenir aux seuls faits historiques. <br />  Commençons par le commencement ... <br />  Pendant leur séjour en Terre Sainte les seigneurs chrétiens avaient coutume de faire figurer sur leur bannière une tête de maure c'est à dire d'infidèle, coupée et dont les yeux étaient cachés par un bandeau. Pourquoi ce bandeau ? Il n'y a, semble-t-il, pas d'explication patente sinon des suppositions dont les plus plausibles tiennent à des considérations philosophiques : le bandeau 'en rajoutait' à l'infamie du décapité, et, comme si cela ne suffisait pas, lui enlevait toute vision du monde vivant, il n'était plus utile à personne et bouté définitivement dans l'au-delà. <br />  Revenons en Corse. <br />  En 1297, le pape Boniface VIII cède au roi d'ARAGON la Corse et la Sardaigne qui sont donc inféodées à son royaume. Sur son blason figure une croix entourée de quatre têtes de maure dont le dessin, la croix en moins, est repris pour la Sardaigne. <br />  Puis, en 1573 le roi Philippe II d'Espagne décide d'attribuer un emblème à chacune de ses provinces et confie à l'italien Giacomo Galerati le soin de créer celui de la Corse. Le géographe s'inspire du blason de Sardaigne et propose à peu de choses près celui que nous connaissons aujourd'hui. <br />  Venons-en à une époque plus proche de nous. <br />  En 1736 l'aventurier Théodore de NEUHOFF débarque en Corse, se proclame roi et y règne environ six mois. Il s'approprie le blason adopté l'année précédente par la Consulta de CORTE et sur l'étendard qui le précède dans ses déplacements fait broder une couronne au dessus de la tête du maure. En Europe sa notoriété est brève mais immense et ses frasques contribuent à populariser notre blason. <br />  Après ce court intermède 'royal' auquel participèrent, soit dit en passant, Paoli, Gaffory et Ornano, la Corse traverse des années difficiles de luttes pour son indépendance. Paoli, après 16 ans d'exil à Naples, revient au pays en 1755. Il est proclamé Général de la Nation au couvent de Casabianca et, en 1760, adopte officiellement le blason et le décrit ainsi : 'tête de maure, de sable sur fond d'argent, de profil et tourné à dextre'. Il lui porte quelques modifications, supprime l'image de la vierge et fait relever le bandeau que le maure avait sur les yeux "... les corses doivent voir clair...en relevant le bandeau celui-ci convient à notre dignité et non pour notre honte comme le voulaient nos ennemis...." * <br />  Voila ce que l'on peut en dire. Il va de soi que l'on trouve d'excellents ouvrages consacrés à nos hommes célèbres et à l'histoire de la Corse dans lesquels les évènements qui entourent la naissance des symboles que sont notre blason et le Dio vi salvi Regina sont plus largement développés et argumentés. <br />  J'en ai donné un aperçu, restons-en là. <br />  * Noter que sur le blason de la Sardaigne (quatre têtes de maure représentant les quatre provinces de l'ile), le bandeau a été relevé pour des questions diplomatiques ... en 1999 par une loi régionale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>DIO VI SALVI REGINA -Origine de notre hymne-</title>
   <updated>2013-04-21T23:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.canaghja.com/DIO-VI-SALVI-REGINA-Origine-de-notre-hymne_a55.html</id>
   <category term="Patrimoine &amp; Traditions" />
   <photo:imgsrc>https://www.canaghja.com/photo/art/imagette/5424356-8091658.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-04-16T19:44:00+02:00</published>
   <author><name>André Raffaelli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.canaghja.com/photo/art/default/5424356-8091658.jpg?v=1366555261" alt="DIO VI SALVI REGINA -Origine de notre hymne-" title="DIO VI SALVI REGINA -Origine de notre hymne-" />
     </div>
     <div>
      Au XIème siècle, Adhémar de Monteil est évêque du Puy mais aussi moine et guerrier. Il part en croisade et y meurt à Antioche, victime de la peste. Entretemps il avait eu l'idée de composer un chant religieux en latin en l'honneur de la Vierge Marie : le SALVE REGINA.   Quelques siècles plus tard un saint homme, Francesco de GERONIMO, jésuite de son état, prêche dans les quartiers les plus pauvres de Naples parmi les miséreux et les filles repenties. Ces gens simples chantent aux offices le Salve Regina qui constitue pour eux la prière de base, l'hommage le plus courant à l'Immaculée Conception. Mais le texte latin n'est pas compris par tout le monde, alors, le père Géronimo le traduit et l'aménage pour en faire, à peu de choses près, ce qu'il est aujourd'hui.  Comment arriva-t-il en Corse ? Tout simplement par le fait qu'à la faveur d'une reprise de son autorité sur la Corse, Gênes exila à Naples les 'insurrectionnels' dont le plus célèbre d'entre-eux : Hyacinthe Paoli, et son fils Pascal. Revenus au pays ces patriotes mirent l'hymne à l'honneur tant et si bien que l'on crut un moment qu'un berger niolin en était l'auteur du fait qu'il l'avait interprété pour la première fois un Dimanche à la messe....  En 1735, à la Consulta d'Orezza, les 'nationaux' se placèrent sous la protection de la Vierge et proclamèrent : &quot;... nous élisons pour la protection de notre Patrie, la Vierge Marie et décrétons que toutes les armes et drapeaux de notre royaume soient empreints de l'image de l'Immaculée Conception...&quot;  La modification d'un mot dans le dernier paragraphe 'nimici vostri' remplacé par 'nimici nostri' fit que ce chant, purement religieux, devint un hymne patriotique, icone de la Corse à travers le monde.        <br />
       Texte original en latin:   Salve Regina, Mater misericordiæ, Vita, dulcedo et spes nostra, salve !  Ad te clamamus exsules filii Evæ,  Ad te suspiramus gementes et flentes,  in hac lacrimarum valle.  Eja ergo advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte,  Et Jesum, benedictum fructum ventris tui  nobis, post hoc exsilium, ostende,  O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.          <br />
       Texte original en italien (sauf le dernier paragraphe en corse) :         <br />
       Dio vi salvi Regina       <br />
       E Madre Universale,       <br />
       Per cui favor si sale        <br />
       Al Paradiso.        <br />
       Voi siete gioia e riso        <br />
       Di tutti i sconsolati,       <br />
       Di tutti i tribolati,       <br />
       Unica speme.       <br />
       A voi sospira e geme       <br />
       Il nostro afflitto cuore       <br />
       In un mar di dolore        <br />
       E d'amarezza       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Maria mar di dolcezza       <br />
       I vostri occhi pietosi       <br />
       Materni ed amorosi        <br />
       A noi volgete       <br />
       Noi miseri accogliete       <br />
       Nel vostro santo Velo        <br />
       Il vostro Figlio in Cielo       <br />
       A noi mostrate       <br />
       Gradite ed ascoltate       <br />
       O Vergine Maria       <br />
       Dolce, clemente e pia       <br />
       Gli affetti nostri       <br />
       Voi da i nimici nostri       <br />
       A noi dadde vittoria       <br />
       E poi l'eterna gloria       <br />
       In Paradisu
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Petite histoire du COCA-COLA</title>
   <updated>2013-07-13T17:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.canaghja.com/Petite-histoire-du-COCA-COLA_a53.html</id>
   <category term="Histoires" />
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   <published>2013-04-06T00:05:00+02:00</published>
   <author><name>André Raffaelli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.canaghja.com/photo/art/default/5390758-8041941.jpg?v=1365281861" alt="Petite histoire du COCA-COLA" title="Petite histoire du COCA-COLA" />
     </div>
     <div>
      Même s'il n'y a pas lieu d'en tirer fierté, il est bon de rappeler, 'pour l'histoire', que cette célèbre boisson a été créée par un corse : Angelo MARIANI en 1863 et se composait alors de vin de Bordeaux additionné de feuilles de coca. Hélas son 'inventeur' ne prit aucun brevet si bien que son produit ne lui apporta ni richesse ni célébrité... &lt;br /&gt;  Quelques années plus tard, à Atlanta en GEORGIE aux USA, un ancien de la Guerre de Sécession, John PEMBERTON, apothicaire de son métier, soigne ses blessures de guerre à la morphine dont il devient bientôt addict. Pour se désintoxiquer (les feuilles de coca contiennent des principes anesthésiques) il crée le 'FRENCH WINE COCA' à base de ces feuilles et de noix de kola, inspiré de la recette de notre compatriote, et qui deviendra le célèbre Coca-Cola. Le secret de fabrication est soigneusement conservé même si de nombreuses modifications de la recette d'origine ont quelque peu modifié son goût. Il est arrivé en France à la fin de la première guerre mondiale lorsque les soldats américains attendaient d'être rapatriés chez eux puis s'y est implanté en 1921. Distribué aux grossistes sous forme de poudre à laquelle on ajoute de l'eau et du sucre, ce soda est consommé, sur la terre et ... qui sait, probablement dans l'au-delà, à raison de 4000 litres par seconde. &lt;br /&gt;  Une vingtaine de boissons concurrentes existent dans le monde dont la plus célèbre, et sûrement la plus proche : le Pepsi-Cola. &lt;br /&gt;  Chez nous en Corse, nous avons le CORSICA COLA, vendu sur l'ile mais fabriqué et embouteillé dans le Maine et Loire. Le COCA COLA d'origine est, lui, traité à Furiani !!! &lt;br /&gt;  Certes notre produit n'est qu'un substitut local du Coca américain mais la Société Pietra a réussi à nous offrir un désaltérant de qualité comme elle l'a fait avec sa bière de châtaignes. &lt;br /&gt;  Juste retour des choses !!! &lt;br /&gt;  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>THIMOLEON FRANCESCHI, instituteur et poète</title>
   <updated>2013-07-13T17:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.canaghja.com/THIMOLEON-FRANCESCHI-instituteur-et-poete_a52.html</id>
   <category term="Histoires" />
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   <published>2013-03-17T18:44:00+01:00</published>
   <author><name>André Raffaelli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.canaghja.com/photo/art/default/5325788-7947684.jpg?v=1364335568" alt="THIMOLEON FRANCESCHI, instituteur et poète" title="THIMOLEON FRANCESCHI, instituteur et poète" />
     </div>
     <div>
      <strong>Combien d'entre-nous se souviennent deThimoléon Franceschi ?</strong> <br />   <br />  Peu, probablement. Alors pourquoi en parler&nbsp;? <br />   <br />  L'homme n'était pas une personnalité mais un personnage, un instituteur tels qu'ils étaient à cette époque, il y a plusieurs décennies, un homme intelligent et cultivé, dont les règles de grammaire et les accords de participes n'avaient pas de secret, un savoir qui devait, par les moyens les plus persuasifs 'entrer' dans la tête de ses élèves. Les contraintes physiques n'étant pas proscrites, coups de baguette sur les doigts et coups de pieds au c.. voire oreille arrachée dans les cas extrêmes, étaient monnaie courante. A cette époque les parents ne portaient pas plainte et les enfants savaient écrire convenablement même si leur scolarité commençait à l'âge de six ans et se déroulait dans des classes de quarante élèves&nbsp;!!! <br />   <br />  C'était aussi, comme il est convenu d'appeler un 'chaud lapin'. Il avait épousé en secondes noces une de ses élèves, une jeune fille de Canaghja de trente ans sa cadette, avec laquelle d'ailleurs il termina sa vie après bien des péripéties quelquefois dramatiques. <br />   <br />  En effet, persuadé que le régime fasciste l'emporterait, Mussolini s'accaparerait de la Corse ('… vorrei la gabbia ma non gli uccelli' disait-t-il …) lui, en deviendrait le plus haut responsable et cette ambitieuse perspective ne cesse de trotter dans sa tête jusqu'au jour où rêve s'arrêta brusquement. Accusé d'intelligence avec l'ennemi, les italiens en l’occurrence, pour avoir entretenu avec eux des relations épistolaires et donné … quelques renseignements sur la situation locale, il fut condamné à mort par contumace. <br />   <br />  Averti qu'un commando de patriotes allait l'arrêter il s'échappa à temps par la fenêtre avec sa femme et disparut. Après un périple à travers la campagne française il réussit à se faire reconnaître et apprécier à juste titre par la municipalité de Chalons sur Marne où il enseigna et y acheva sa carrière en qualité de directeur de l'école. <br />   <br />  A la fin des hostilités, avec l'appui d'un politique influent et bénéficiant des lois d’amnistie il fut lavé des accusations qui pesaient contre lui et gracié. Il rentra à Campile où il finit ses jours. <br />   <br />  Rappelons, pour la petite histoire, qu'il était le neveu de Thimoléon PASQUALINI, médecin et poète dont la vie, comme l’œuvre, s'arrêta à 25 ans... 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>FETE du SAINT-NOM de JESUS 'u Santu Nome'</title>
   <updated>2013-04-21T19:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.canaghja.com/FETE-du-SAINT-NOM-de-JESUS-u-Santu-Nome_a51.html</id>
   <category term="Patrimoine &amp; Traditions" />
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   <published>2013-03-17T17:18:00+01:00</published>
   <author><name>André Raffaelli</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.canaghja.com/photo/art/default/5325624-7947440.jpg?v=1364595221" alt="FETE du SAINT-NOM de JESUS 'u Santu Nome'" title="FETE du SAINT-NOM de JESUS 'u Santu Nome'" />
     </div>
     <div>
      Autrefois nous fêtions à Canaghja le troisième Dimanche de Janvier, après l'Epiphanie, <strong>le SAINT-NOM de JESUS et la statue qui le représentait était, suivant la coutume, portée à bras d'hommes en procession à travers le village. Puis le manque de clergé et l'absence de fidèles, fit que cette célébration disparut de notre calendrier. <br />   <br />  En Janvier dernier le Comité l'a remise à l'ordre du jour et j'en profite pour rappeler 'l'histoire' de cette statuette dont une copie a été offerte à la chapelle en 1928 par la famille Luciani. Son installation eut pour parrainage Ziu Stefanu et Zia Maria qui portait dans les bras Jean-Baptiste ...le père de notre ami Etienne <br />   <br />  L'original est l’œuvre d'un moine espagnol. Elle appartint à Sainte Thérèse d'Avila qui l'offrit à une amie, Maria Maurique de Lara y Mendoza, et dont la fille l'emporta en Tchécoslovaquie. Elle représente l'enfant Jésus levant la main droite en signe de bénédiction et tenant dans la gauche un globe terrestre. Autour du cou un collier avec une croix et un autre avec un cœur. Une couronne sur la tête pour rappeler, avec le globe, qu'il est le fondateur et le protecteur du Royaume de Dieu. <br />   <br />  Cette statuette vit de nombreux miracles s'accomplir et après bien des péripéties, communisme et autres avatars du même genre, retrouva sa place dans une église de Prague, où elle se trouve aujourd'hui. Son illustre dernier visiteur fut SS Benoît XVI. <br />   <br />  Voilà ce que l'on peut dire de notre statuette. En portant votre regard sur elle pensez à ce qu'elle représente et n'oubliez surtout pas de l'invoquer car, semble-t-il …, elle est très riche en grâces... <br />  
     </div>
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