Simu tutti di qualchi locu. Eiu, so di a CANAGHJA

En mémoire de Michèle


Rédigé le Vendredi 14 Janvier 2022 à 19:34 | Lu 140 fois | 0 commentaire(s)


Michèle Raffaelli, née Maroselli nous a quittés il y a tout juste un mois, emportée par une terrible maladie qui, lorsqu’elle vous tient, vous rétrécie lentement sans répit, sans espoir.
Michèle avait cette voix douce et ce sourire que l’on ne peut oublier. Cette force intérieure habitée qui donne confiance.

Jean, son frère, raconte :
« Mes souvenirs remontent à l’enfance et à l’admiration que j’avais pour ma grande sœur. Je me rappelle mon père nous lisant une de ses rédactions sur le thème assez banal du printemps. Nous étions des petits citadins nous ne connaissions de la campagne que le maquis et les châtaigniers du village, aussi Michèle avait décrit les quais de la Seine, sa teinte verte, la porte entrouverte des boulangeries qui laissait échapper des odeurs de pain chaud…
Elle avait eu la meilleure note causant une grande fierté à mes parents… »

 Jean et Michèle Maroselli

Pour ma part, je me rappelle, comme si c’était hier, du mariage de Michèle et François à Canaja. C’était le 2 août 1969. J’étais alors un jeune adolescent de 14 ans. Tout le village était là. Après la cérémonie officielle à laquelle nous étions fiers d’assister, nous étions tous dans le jardin de « Fifine », il y régnait une joyeuse atmosphère de fête familiale aux sons des guitares de Jean et Emile, aux odeurs de beignets et de jambons, aux chants improvisés.

Michèle et François forment un couple radieux, partageant un même idéal, une même soif de vivre, de découvrir, de transmettre ; dans l’Education Michèle sut mettre toutes ses compétences et son engagement au service de la jeunesse. La venue des enfants, puis bien plus tard des petits-enfants, va apporter à Michèle ce que la vie a de plus beau et de plus cher : l’amour à donner, le savoir à transmettre, la vie à partager.

De ce partage avec les autres, Michèle en faisait une règle de vie ; l’été, elle venait s’installer au village avec François. Le petit jardin juxtaposant leur maison s’habillait de guirlandes illuminées et de musiques douces. La famille, les amis d’ici ou d’ailleurs partageaient ces instants des soirs d’été que l’on appelle le bonheur. Michèle offrait ce meilleur d’elle-même, écoutant, partageant, s’étonnant avec ses convives de la vie, sans jamais lâcher la main de François.François et Michèle

Michèle, une femme corse éprise de modernité et de tradition, ancrée aux racines de son village, gardant toujours un œil bienveillant sur son frère Jean, partageant activement la vie avec ses enfants, ses petits-enfants, offrant le meilleur pour son mari François.

Je te laisse ces mots et cette mélodie que chantait Jacques Brel pour conclure ce message et partager avec toi un peu de poésie, toi qui aimais tant les beaux textes.
« Quand on a que l’amour, à offrir en partage, pour qu’éclate de joie, chaque heure et chaque jour, au jour du grand voyage…quand on a que l’amour… »  



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